Chroniques de la Mémoire

 
 

33 - Les Romantiques bigourdans : François Vilon

François Simon Gérard Vilon est né à Lourdes, le 8 juin 1902, dans la maison Despiau, rue Darrespouey. Son père est tailleur de pierre et sa mère couturière. Les artisans de cette profession sont nombreux à Lourdes en ce temps-là et, forcément, le jeune François y aura puisé son inspiration. Élève de Camille Raynaud à Toulouse, il bénéficie des enseignements du breton Jean Boucher (statue de Victor Hugo en exil, monuments aux maréchaux Fayolle et Galliéni, à Paris) et du bigourdan Firmin Michelet (voir précédentes chroniques). Il est récompensé plusieurs fois à Toulouse et à l'École des Beaux-Arts de Paris. Il reçoit une bourse de voyage, en 1931, viatique obligatoire et initiatique pour tout jeune statuaire cherchant sa voie artistique. L'Institut lui décerne le prix Breauté en 1953. On peut dire que son œuvre est inspirée, pour l'essentiel, par ses Pyrénées natales même si de nombreuses commandes lui sont faites pour des sujets religieux. Une première médaille de bronze lui est attribuée avec "Jeune fille à la chèvre", propriété de la ville de Lourdes. On le sollicite pour de nombreuses décorations : sculpture et ornementation de l'hôtel des Postes, à Lourdes, le Christ en gloire et une frise des douze apôtres pour le porche de l'église paroissiale Saint-Pierre. Également, les quatre bergères de France : sainte Bernadette, sainte Germaine de Pibrac, sainte Jeanne d'Arc et sainte Geneviève. Cette dernière lui vaudra la médaille d'argent au Salon des Artistes Français. Ajoutons dans cette décoration, les quatre bergers de France : le Landais saint Vincent de Paul, le Lyonnais Jean-Marie Vianney, saint curé d'Ars, le père Michel Garicoïts (saint basque de Bétharram) et Pascal Baylon (saint aragonais), tous exécutés en granit des Pyrénées dans une dimension plus grande que nature.

 

FRANçois vilon de lourdes

« Jeune fille à la chèvre » - cliché Gilbert Prat

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