Chroniques de la Mémoire

 
 

36 - Les Romantiques bigourdans : Henri Borde

Henri Charles Louis Germain Borde est né dans la maison Ducasse, à Bagnères-de-Bigorre, le 4 septembre 1888, de François Borde, clerc de notaire à Bordeaux et de Françoise Ducasse, tous deux âgés de 21 ans. Il fait ses études au lycée de Mont-de-Marsan où il passe ses baccalauréats. Il y remporte de nombreux prix de dessin et sa vocation de sculpteur et de peintre nait dans cet établissement. Son ami bagnérais Jean Escoula lui conseille de monter à Paris pour apprendre son métier d'artiste. Il fréquente les ateliers de François Pompon très connu pour ses sculptures animalières (L'Ours blanc au Musée d'Orsay) et de Charles Despiau spécialiste reconnu des bustes. Il revient à Tarbes, en 1909, et décide d'abandonner ses études de droit pour se consacrer à ses passions artistiques. En 1921 et 1922, il présente des paysages à La Société Nationale des Beaux-Arts. En 1923 et 1924, il expose des bustes au Salon des Artistes Français et aux Tuileries, en 1930. L'influence de Despiau est indéniable.Certains diront qu'il était plus peintre que sculpteur. L'affirmation demande réflexion. Ses maîtres en peinture sont Nicolas Poussin et Claude le Lorrain. Notre Bigourdan est un grand dessinateur, paysagiste, portraitiste, figuratif, qui tire son inspiration de la plaine d'Ibos à Lanne qu'il appelle son paradis, du bois du Commandeur aussi. Georges Riffarth affirmait : "Ses figures, ses êtres, sont ramenés à quelques lignes précises, incisives, pourtant quelques traits suffisent parfois à évoquer un paysage dont on ne dira jamais assez la justesse, l'équilibre, la précision". Dans les petits formats, il possède un pouvoir de synthèse. Il parcourt la campagne à vélo avec sa pèlerine, son béret et sa boîte de cigarettes "Prince de Monaco" qui contenait ses crayons de couleur.

henri borde de tarbes

« Monument aux Morts » - Sarriac-Bigorre - cliché Marie-Pierre Manet

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« Monument aux Morts » - Sarrancolin - col. Prugent-Lère